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  Deux « amateurs » débusquent les secrets de la pyramide de Meïdoum

Gilles Dormion, architecte, et Jean-Yves Verd’hurt, agent immobilier, auscultent depuis quinze ans les tombeaux des pharaons. Ces Français viennent de découvrir deux chambres et deux couloirs, vides mais inviolés, qui témoignent du savoir-faire des bâtisseurs égyptiens d’il y a 4 700 ans

Mis à jour le mardi 11 avril 2000

DEUX « chambres secrètes » ont été découvertes dans la pyramide de Meïdoum par une équipe égypto-française, avait annoncé une presse égyptienne adepte du sensationnalisme. Mais c’est avec beaucoup de sobriété que Gilles Dormion et Jean-Yves Verd’hurt ont exposé les résultats de leurs travaux devant le 8e congrès international d’égyptologie, qui s’est tenu du 28 mars au 3 avril, au Caire. Les deux hommes tiraient là la leçon de leurs précédentes aventures égyptiennes. Même s’ils ont consacré aux pyramides l’essentiel de leur énergie depuis une quinzaine d’années, ils ne font pas partie des milieux égyptologiques classiques. À l’issue de leur second chantier, ces amateurs semblent, pourtant, être enfin parvenus à convaincre les archéologues du bien-fondé de leur démarche.

Gilles Dormion, cinquante ans, est architecte dans la banlieue lilloise. Il avoue bien volontiers que sa passion est née de la lectureÉ des aventures de Blake et Mortimer en bandes dessinées dans Le Mystère de la Grande Pyramide ! Son coéquipier, Jean-Yves Verd’hurt, soixante ans, est agent immobilier à Lyon depuis trente-cinq ans. Conscients de leurs lacunes en archéologie, ils préfèrent aborder le sujet de leur passion en professionnel du bâtiment. « Nous portons, explique Verd’hurt, un œil clinique sur les pierres, sur l’architecture. » Leur démarche consiste à « repérer toute anomalie architecturale » qui, étant données la longévité et la stabilité de ces constructions, « était forcément voulue » et cache probablement un détail encore insoupçonné.

Menée à grand bruit sur le thème « la Grande Pyramide n’a peut-être pas livré tous ses secrets » dans l’espritÉ Blake et Mortimer, leur campagne de 1986 sur la pyramide de Khéops avait profondément indisposé la communauté archéologique. Elle avait, pourtant, permis la découverte - faute d’un trésor ou de riches chambres funéraires - de « cavités organisées » souvent emplies de sable, à l’intérêt plus architectural qu’archéologique.

DU VIDE POUR SOLIDIFIER

Le tumulte apaisé, ils ont pu convaincre les autorités culturelles égyptiennes de les laisser travailler sur Meïdoum, une pyramide plus ancienne que Khéops. Munis d’outils sophistiqués fournis gracieusement par les sociétés Hilti (matériel de forage) et Olympus-France (photo), ils ont commencé leurs investigations au début de 1998. Le couloir pentu flanqué de deux petites « logettes » - des sortes d’alcôves de 2,10 m de large - menant au puits d’accès à la chambre funéraire attira immédiatement leur attention. Il est doté d’un plafond plat. Ce détail constituait un non-sens technique pour l’architecte : même constituée de solides « chevrons » (énormes poutres de pierre) jointifs, une telle structure est parfaitement incapable de résister à la pression des milliers de tonnes de matériaux qui la surmontentÉ

Il y avait sans doute quelque chose au-dessus. Probablement des « chambres de décharge », salles dotées d’une voôte en encorbellement qui permet de reporter l’effort sur les murs du couloir et des logettes. Une voôte comme celle qui surmonte la grande galerie de Khéops, ou la chambre funéraire de Meïdoum. C’était d’autant plus probable qu’au sommet du puits d’accès à cette dernière, « certaines pierres ne cadraient pas avec la construction. Elles ressemblaient à des fenêtres d’accès », raconte Jean-Yves Verd’hurt. Les deux hommes ont donc percé la paroi à cet endroit pour y introduire (par un trou de 16 mm de diamètre !) un endoscope muni d’une minuscule caméra pivotante. Gagné !

En descellant une pierre de 40 kg, ils ont pu pénétrer dans la cavité ainsi détectée. Un petit couloir de 3 m de longueur, plein de pierres délitées - probables débris de construction - et de dépôts de sel. Mais ils n’étaient pas au bout de leurs surprises. L’endroit déblayé, ils ont foré un autre trou minuscule dans le mur du fond, pour découvrir, au bout de leur endoscope, une petite chambre de 2,6 m sur 2,1 m, haute de 3,5 m. Deux autres forages - effectués, cette fois, à travers le plafond plat du couloir pentu - ont montré une seconde salle similaire et un couloir de 15 m de longueur se terminant par une pierre verticale. Tous ces réduits étaient encorbellés comme prévu. « Nous n’avons pas pénétré dans ces trois autres cavités, précise Jean-Yves Verd’hurt. Elles semblent vides. Nous n’y avons pas vu de peintures. En revanche, on y distingue très bien des lignes tracées par les constructeurs. »

EN QUÊTE D’UNE SIGNATURE

Jean-Pierre Corteggiani, directeur des relations scientifiques et techniques de l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO), qui a pu mettre l’œil à l’endoscope, est encore sous le charme. « J’étais bouleversé de voir quelque chose que personne n’avait plus revu depuis 4 700 ans », dit-il. Selon lui, une simple inscription sur les murs de ces salles serait déjà une découverte extraordinaire. « Ce serait formidable s’il y avait un nom inscrit. N’oublions pas que, dans la Grande Pyramide, la seule fois oò le nom de Khéops est écrit, c’est justement un graffito à l’encre en cursive dans la dernière chambre de décharge. » La pyramide de Meïdoum est attribuée, pour sa partie centrale, à la IIIe dynastie (2 700 av. J.-C.), sans doute au roi Houni, grand-père de Khéops. Elle aurait été terminée par Snéfrou, le père du constructeur de la Grande Pyramide. Un graffito avec le nom d’un de ces pharaons permettrait donc de lever les conditionnels. L’égyptologue, qui salue « le regard neuf » des inventeurs, souligne que leur découverte prouve que l’on connaissait les chambres de décharge bien avant Khéops. « Il faut continuer l’étude de la pyramide de Meïdoum, ainsi que d’autres sites, avec la même approche originale », conclut-il. Alexandre Buccianti (au Caire) et Jean-Paul Dufour

Le Monde daté du mercredi 12 avril 2000

 

Une nouvelle version des textes « les plus anciens de l'humanité » trouvée à Saqqarah   Alain Abellard abellard@lemonde.fr Mis à jour le mardi 11 avril 2000 LE CAIRE de notre correspondant

Une nouvelle version des « Textes des pyramides » a été découverte dans la pyramide de la reine Ankhesen, l'une des épouses de Pépi Ier   (2335-2285), dans la nécropole de Saqqarah, au sud-ouest du Caire. Gaballah Ali Gaballah, président du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes, et le professeur Jean Leclant, du CNRS, ont annoncé conjointement la découverte au cours du 8e congrès international d'égyptologie, qui s'est tenu du 28 mars au 3 avril au Caire.

Il s'agit là de l'attestation la plus ancienne de la présence de ces textes dans une pyramide de reine. Les textes disposés en colonnes sont gravés sur les parois internes de la chambre funéraire enfouie sous les gravats et les restes épars de la pyramide qui, lors de sa construction, mesurait 25 mètres de côté et 15 mètres de haut. Les archéologues ont précisé qu'Ankhesen - qui est aussi la mère de Pépi II, dont le règne fut le plus long de l'histoire (près d'un siècle) - cherchait, par ces textes qui sont au masculin, à assurer la vie éternelle à son époux.

Les « Textes des pyramides », qui, selon Jean-Pierre Corteggiani, directeur des relations scientifiques et techniques de l'Institut français d'archéologie orientale (IFAO), sont « probablement les plus anciens de l'humanité », comptent 759 formules magiques, hymnes, rituels, et listes d'offrandes mêlés à des récits mythologiques. Ils ont pour unique but d'assurer la survie éternelle du pharaon qui aspire à rejoindre « les indestructibles », surnom donné aux étoiles circumpolaires qui ne disparaissent jamais de l'horizon. Pour y parvenir, le pharaon devait utiliser la magie, et les textes des pyramides l'aidaient à trouver la bonne formule. Certaines de ces formules devaient d'ailleurs être lues lors des funérailles.

Aucune pyramide ne contient la totalité des 2 291 paragraphes qui composent les textes des pyramides. Les plus anciens ont été trouvés à Saqqarah dans le caveau et l'antichambre de la pyramide du dernier pharaon de la Ve dynastie, le roi Ounas (2350 av. J.-C.). On les avait aussi trouvés dans les sépultures des trois épouses de Pépi II, dans la même nécropole.
A. B. ------------------------------------------------------------------------

Un radar à la recherche d'une armée ensablée

Cambyse n'aimait pas la contradiction. Parce qu'un oracle y avait prédit sa défaite, ce roi perse, qui conquit l'Egypte en 524 av. J.-C., envoya une grande armée à l'oasis de Siwa (à la frontière avec la Libye) pour détruire le temple d'Amon. Les soldats ne parvinrent jamais à destination. Ils auraient été enterrés dans le sable par une tempête. Fin 1999, une mission de l'organisme d'arpentage géologique est tombée sur des poignards, des pointes de flèches, un bouclier en bronze ainsi qu'un bracelet en argent dans la région du Bahr el Aazam (la grande mer de sable), dans le désert libyque égyptien. Les restes de l'armée de Cambyse ? Dotés d'un permis de fouille accordé par le comité permanent des antiquités, des archéologues égyptiens sont partis sur ses traces. Afin d'aider à la prospection dans cette région de sables mouvants, une mission italienne propose de la quadriller à l'aide d'un radar, embarqué dans un petit avion, capable de détecter les métaux enfouis jusqu'à 2 mètres sous le sable.

Le Monde daté du mercredi 12 avril 2000

   
  deux "amateurs" debusquent les secrets de la pyramide de meidoum

gilles dormion, architecte, et jean-yves verd'hurt, agent immobilier, auscultent depuis quinze ans les tombeaux des pharaons. ces francais viennent de decouvrir deux chambres et deux couloirs, vides mais invioles, qui temoignent du savoir-faire des batisseurs egyptiens d'il y a 4700ans

mis a jour le mardi 11avril 2000

deux "chambres secretes" ont ete decouvertes dans la pyramide de meidoum par une equipe egypto-francaise, avait annonce une presse egyptienne adepte du sensationnalisme. mais c'est avec beaucoup de sobriete que gilles dormion et jean-yves verd'hurt ont expose les resultats de leurs travaux devant le 8econgres international d'egyptologie, qui s'est tenu du 28mars au 3avril, aucaire. les deux hommes tiraient la la lecon de leurs precedentes aventures egyptiennes. meme s'ils ont consacre aux pyramides l'essentiel de leur energie depuis une quinzaine d'annees, ils ne font pas partie des milieux egyptologiques classiques. a l'issue de leur second chantier, ces amateurs semblent, pourtant, etre enfin parvenus a convaincre les archeologues du bien-fonde de leur demarche.

gilles dormion, cinquante ans, est architecte dans la banlieue lilloise. il avoue bien volontiers que sa passion est nee de la lectureÉ des aventures de blake et mortimer en bandes dessinees dans le mystere de la grande pyramide! son coequipier, jean-yves verd'hurt, soixante ans, est agent immobilier a lyon depuis trente-cinq ans. conscients de leurs lacunes en archeologie, ils preferent aborder le sujet de leur passion en professionnel du batiment. "nous portons, explique verd'hurt, un oeil clinique sur les pierres, sur l'architecture." leur demarche consiste a "reperer toute anomalie architecturale" qui, etant donnees la longevite et la stabilite de ces constructions, "etait forcement voulue" et cache probablement un detail encore insoupconne.

menee a grand bruit sur le theme "la grande pyramide n'a peut-etre pas livre tous ses secrets" dans l'espritÉ blake et mortimer, leur campagne de 1986 sur la pyramide de kheops avait profondement indispose la communaute archeologique. elle avait, pourtant, permis la decouverte -faute d'un tresor ou de riches chambres funeraires- de "cavites organisees" souvent emplies de sable, a l'interet plus architectural qu'archeologique.

du vide pour solidifier

le tumulte apaise, ils ont pu convaincre les autorites culturelles egyptiennes de les laisser travailler sur meidoum, une pyramide plus ancienne que kheops. munis d'outils sophistiques fournis gracieusement par les societes hilti (materiel de forage) et olympus-france (photo), ils ont commence leurs investigations au debut de 1998. le couloir pentu flanque de deux petites "logettes" -des sortes d'alcoves de 2,10m de large- menant au puits d'acces a la chambre funeraire attira immediatement leur attention. il est dote d'un plafond plat. ce detail constituait un non-sens technique pour l'architecte: meme constituee de solides "chevrons" (enormes poutres de pierre) jointifs, une telle structure est parfaitement incapable de resister a la pression des milliers de tonnes de materiaux qui la surmontentÉ

il y avait sans doute quelque chose au-dessus. probablement des "chambres de decharge", salles dotees d'une voute en encorbellement qui permet de reporter l'effort sur les murs du couloir et des logettes. une voute comme celle qui surmonte la grande galerie de kheops, ou la chambre funeraire de meidoum. c'etait d'autant plus probable qu'au sommet du puits d'acces a cette derniere, "certaines pierres ne cadraient pas avec la construction. elles ressemblaient a des fenetres d'acces", raconte jean-yves verd'hurt. les deux hommes ont donc perce la paroi a cet endroit pour y introduire (par un trou de 16mm de diametre!) un endoscope muni d'une minuscule camera pivotante. gagne!

en descellant une pierre de 40kg, ils ont pu penetrer dans la cavite ainsi detectee. un petit couloir de 3m de longueur, plein de pierres delitees -probables debris de construction- et de depots de sel. mais ils n'etaient pas au bout de leurs surprises. l'endroit deblaye, ils ont fore un autre trou minuscule dans le mur du fond, pour decouvrir, au bout de leur endoscope, une petite chambre de 2,6m sur 2,1m, haute de 3,5m. deux autres forages -effectues, cette fois, a travers le plafond plat du couloir pentu- ont montre une seconde salle similaire et un couloir de 15m de longueur se terminant par une pierre verticale. tous ces reduits etaient encorbelles comme prevu. "nous n'avons pas penetre dans ces trois autres cavites, precise jean-yves verd'hurt. elles semblent vides. nous n'y avons pas vu de peintures. en revanche, on y distingue tres bien des lignes tracees par les constructeurs."

en quete d'une signature

jean-pierre corteggiani, directeur des relations scientifiques et techniques de l'institut francais d'archeologie orientale (ifao), qui a pu mettre l'oeil a l'endoscope, est encore sous le charme. "j'etais bouleverse de voir quelque chose que personne n'avait plus revu depuis 4700ans", dit-il. selon lui, une simple inscription sur les murs de ces salles serait deja une decouverte extraordinaire. "ce serait formidable s'il y avait un nom inscrit. n'oublions pas que, dans la grande pyramide, la seule fois ou le nom de kheops est ecrit, c'est justement un graffito a l'encre en cursive dans la derniere chambre de decharge." la pyramide de meidoum est attribuee, pour sa partie centrale, a la iiiedynastie (2700av. j.-c.), sans doute au roi houni, grand-pere de kheops. elle aurait ete terminee par snefrou, le pere du constructeur de la grande pyramide. un graffito avec le nom d'un de ces pharaons permettrait donc de lever les conditionnels. l'egyptologue, qui salue "le regard neuf" des inventeurs, souligne que leur decouverte prouve que l'on connaissait les chambres de decharge bien avant kheops. "il faut continuer l'etude de la pyramide de meidoum, ainsi que d'autres sites, avec la meme approche originale", conclut-il. alexandre buccianti (aucaire) et jean-paul dufour

le monde date du mercredi 12avril 2000

 

une nouvelle version des textes "les plus anciens de l'humanite" trouvee a saqqarah alainabellard abellard@lemonde.fr mis a jour le mardi 11 avril 2000 le caire de notre correspondant

une nouvelle version des "textes des pyramides" a ete decouverte dans la pyramide de la reine ankhesen, l'une des epouses de pepi ier (2335-2285), dans la necropole de saqqarah, au sud-ouest du caire. gaballah ali gaballah, president du conseil superieur des antiquites egyptiennes, et le professeur jean leclant, du cnrs, ont annonce conjointement la decouverte au cours du 8econgres international d'egyptologie, qui s'est tenu du 28mars au 3avril au caire.

il s'agit la de l'attestation la plus ancienne de la presence de ces textes dans une pyramide de reine. les textes disposes en colonnes sont graves sur les parois internes de la chambre funeraire enfouie sous les gravats et les restes epars de la pyramide qui, lors de sa construction, mesurait 25metres de cote et 15metres de haut. les archeologues ont precise qu'ankhesen -qui est aussi la mere de pepiii, dont le regne fut le plus long de l'histoire (pres d'un siecle)- cherchait, par ces textes qui sont au masculin, a assurer la vie eternelle a son epoux.

les "textes des pyramides", qui, selon jean-pierre corteggiani, directeur des relations scientifiques et techniques de l'institut francais d'archeologie orientale (ifao), sont "probablement les plus anciens de l'humanite", comptent 759formules magiques, hymnes, rituels, et listes d'offrandes meles a des recits mythologiques. ils ont pour unique but d'assurer la survie eternelle du pharaon qui aspire a rejoindre "les indestructibles", surnom donne aux etoiles circumpolaires qui ne disparaissent jamais de l'horizon. pour y parvenir, le pharaon devait utiliser la magie, et les textes des pyramides l'aidaient a trouver la bonne formule. certaines de ces formules devaient d'ailleurs etre lues lors des funerailles.

aucune pyramide ne contient la totalite des 2291paragraphes qui composent les textes des pyramides. les plus anciens ont ete trouves a saqqarah dans le caveau et l'antichambre de la pyramide du dernier pharaon de la vedynastie, le roi ounas (2350 av.j.-c.). on les avait aussi trouves dans les sepultures des trois epouses de pepiii, dans la meme necropole.
a. b. ------------------------------------------------------------------------

un radar a la recherche d'une armee ensablee

cambyse n'aimait pas la contradiction. parce qu'un oracle y avait predit sa defaite, ce roi perse, qui conquit l'egypte en 524av. j.-c., envoya une grande armee a l'oasis de siwa (a la frontiere avec la libye) pour detruire le temple d'amon. les soldats ne parvinrent jamais a destination. ils auraient ete enterres dans le sable par une tempete. fin 1999, une mission de l'organisme d'arpentage geologique est tombee sur des poignards, des pointes de fleches, un bouclier en bronze ainsi qu'un bracelet en argent dans la region du bahr el aazam (la grande mer de sable), dans le desert libyque egyptien. les restes de l'armee de cambyse? dotes d'un permis de fouille accorde par le comite permanent des antiquites, des archeologues egyptiens sont partis sur ses traces. afin d'aider a la prospection dans cette region de sables mouvants, une mission italienne propose de la quadriller a l'aide d'un radar, embarque dans un petit avion, capable de detecter les metaux enfouis jusqu'a 2metres sous le sable.

le monde date du mercredi 12 avril 2000